lundi 27 janvier 2025

Louis et Henry. Remarque sur leurs prénoms.

 Leurs prénoms leur conviennent étonnamment bien. Mais est-ce vraiment étonnant? N'est-ce pas souvent le cas? Il y aurait peut-être une psychanalyse à faire des prénoms, de la façon dont nous façonnons notre personnalité et même aussi notre apparence physique sur le prénom qui nous a été attribué plus ou moins arbitrairement à la naissance, ou au contraire comme nous nous construisons contre lui, comme ces marins bretons ou écossais qu'on prénommait Marie pour stimuler leur virilité. En tous cas "Louis" convient parfaitement au premier de nos deux amis: malgré ses origines septentrionales il a dans l'allure quelque chose de latin, un air mousquetaire, français, donc, cependant on lui verrait en plus de "Louis" quelque chose de plus rugueux, de plus médiéval et germanique, comme Roger où Bertrand. Quant au second, Henry convient aussi à sa personnalité et à son physique un peu rond, un peu bourgeois et respectable, encore qu'il lui manquerait peut-être une note plus, disons, raffinée, et avec un son plus doux, comme Jasmin ou Jocelyn.

mardi 7 janvier 2025

queer

 Mes opinions sont assez simples: le sigle LGBTQ+ pourrait être remplacé par le seul Q, pour "queer": étrange, oblique, décalé, pas dans les clous... Et je milite pour le droit d'être queer, je dis bien "pour le droit d'être queer" et non "pour les droits des queers", entendu que pour moi "queer" n'est pas une identité qu'on pourrait choisir sur un catalogue d'"identités" (toujours en expansion!) comme on choisirait la couleur du papier peint du salon. Et quant à la question "trans", je m'en tiens au principe libéral du droit de chaque personne adulte de disposer de son corps. Ce qui n'implique pas le droit d'exiger des autres la dénégation d'une réalité biologique, du fait que sauf exceptions marginales, réelles mais marginales, nous naissons dans un sexe déterminé par notre donné chromosomique. Le droit d'être queer, c'est le droit de nous démerder comme nous pouvons et comme nous voulons, plus ou moins bien, avec ce donné (dont les expressions, d'ailleurs et c'est important, sont multiples) et les interprétations sociales et culturelles qui en sont faites et à quoi nous avons à faire.

Le baiser du soir dans "Monsieur Proust" de Céleste Albaret

Quand il était enfant, me racontait-il, il était la cause de scènes, parce que, principalement après le début de son asthme, il profitait de...