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jeudi 17 juillet 2025

le présent de la mélodie (Husserl)

Il y a, chez Husserl ce développement sur la nature du présent, que je ne suis pas sûr de bien comprendre mais que je trouve très suggestif, en particulier quant à la distinction entre objet / poème et "objeu" / flux / "texte-dossier". Husserl explique que le présent n'atteint la conscience que moyennant la "rétention" du passé immédiat qui fait corps avec lui. C'est ainsi que nous pouvons goûter, au présent, une mélodie (Husserl se moque de ceux qui posent qu'on ne peut comprendre le sens d'une mélodie qu'une fois qu'elle est achevée, un peu comme une phrase allemande ou turque, en quelque sorte). Le sens complet d'une mélodie n'est donné qu'une fois celle-ci est achevée mais cela ne nous empêche pas, tandis qu'elle se déroule, de le voir se développer et d'anticiper sa fin.

Un poème se déroule dans le temps, j'entends un poème court, un sonnet par exemple, mais je peux le retenir comme un tout simultané, comme une mélodie, qui se déroule dans le temps mais qui en quelque sorte enferme son temps en elle-même, de sorte que nous pouvons l'appréhender comme un objet distinct et autonome. À l'inverse un texte long, un roman par exemple, mais ce pourrait aussi bien être un poème épique en plusieurs livres, s'appréhende obligatoirement dans une durée, comme un voyage.

À vérifier tout ça, au moins en ce qui concerne Husserl!

-> page

mercredi 16 juillet 2025

Pages

Je viens de créer une page pour ces notes pongiennes: Ponge, textes-objets et textes dossiers, page ouverte, qui permet de suivre les notes dans leur déroulé chronologique en continu. J'ai également fait une page pour regrouper les notes sur l'expérience Ponge et ChatGPT.

Je n'ai malheureusement pas la possibilité de publier un lien vers la liste des pages, le gadget "Pages" ne fonctionne pas dans ma version ou mon thème Blogger.

lundi 7 juillet 2025

Ponge, note du 6 juillet

 Il faudrait que je fasse un point pour boucler le dossier Ponge. Ce matin dans le demi sommeil, cherchant comment me dépatouiller avec mon histoire de pinède sarde, différents morceaux hétérogènes, etc. , j'ai repensé à la Fabrique du pré et je me suis dit que c'était tout de même gonflé d'avoir livré ça. Et que je devrais finir par ça, en même temps que je m'étais laissé absorber par les questions philosophiques, ontologiques, génétiques aussi, mais que le départ c'était ça : comment oser produire quoi?

Ponge, textes-dossiers, fiches

 Pour y voir clair je me suis fait une fiche chacun des 5 "textes-dossiers" ou presque "textes-dossiers" que j'avais repérés. Je ne les mets pas ici: les amateurs de Ponge n'en ont pas besoin, les autres n'y trouveront qu'une érudition ennuyeuse.

Je me contente de renvoyer au wiki:

- Le Carnet du bois de pins (1947)
- La Crevette dans tous ses états (1948)
- Le Soleil placé en abîme (1954)
- La Fabrique du pré (1971)
- Comment une figue de paroles et pourquoi (1977)

(En italiques les textes qui ne répondent pas à tous les critères.)

lundi 30 juin 2025

Les "textes-dossiers" de Ponge

Essai de recension de ce que j'ai identifié comme "textes-dossiers" et textes apparentés:

1947 - Le Carnet du bois de pins
1948 - La Crevette dans tous ses états
1954 - Le Soleil placé en abîme
1969 - vente du dossier du Soleil à la Bibliothèque Jacques Doucet
1971 - La Fabrique du pré
1977 - Comment une figue de paroles et pourquoi
2020 - publication du dossier du Soleil par Thomas Schestag

Ma recension n'est pas exhaustive, de meilleurs connaisseurs de Ponge la complèteraient. Elle est par ordre de parution (et non de rédaction, je compte que c'est la parution qui institue le dossier comme œuvre). Un liste chronologique intégrant les dates de rédaction et celles de parution des "textes-objets" serait très différentes dans la mesure où les rapports entre dates de rédaction, date de parution du texte-objet et date de parution du texte-dossier sont très divers.

Différant de me lancer dans l'établissement de cette chronologie étendue, je me contente pour l'instant de quelques observations sur la liste compacte.

1/ Dans chacun de ces titres le texte-objet est nommé accompagné de divers modes de caractériser son expansion, avec deux (demi-)exceptions: "Le Soleil mis en abîme", dans la mesure où il n'y a pas de texte-objet intitulé "Le Soleil" (l'édition de Thomas Schestag est venu confirmer dans son titre "Le Soleil" comme titre virtuel d'un texte-objet inexistant) et "Comment une figue de paroles…" où le titre du texte-objet ("La Figue sèche") est abrégé.

2/ De ces cinq items seuls trois répondent aux deux critères que j'ai posés précédemment pour définir un texte-dossier: 1/ ordre chronologique & 2/ référence explicite à un texte-objet: Le Carnet du bois de pinsLa Fabrique du pré et Comment une figue de paroles…La Crevette dans tous ses états ne satisfait pas au 1er critère, Le Soleil placé en abîme ne satisfait pas au second Je les maintiens cependant dans la liste à cause de leur parenté avec les textes-dossiers et l'éclairage que leur examen peut apporter à la compréhension des textes-dossiers, en raison même de leurs écarts d'avec le modèle. On trouvera sans doute dans l'œuvre de Ponge d'autres textes qui s'apparentent aux textes-dossiers sans satisfaire complètement aux critères de ceux-ci (appel aux spécialistes). À quoi j'ajoute qu'ils comblent la distance de 24 ans entre les deux premiers textes-dossiers.

3/ Ce qui m'amène à une troisième observation: un coup d'œil, même rapide, sur cette liste chronologique montre que la dualité objet / dossier relève moins d'une catégorisation que d'une intrigue, comme je l'avais déjà remarqué dans la note précédente.

dimanche 29 juin 2025

Ponge: inscriptions lapidaires et manuscrits

 Dans son article "Temps et création. À propos de Francis Ponge", publié en décembre 1986 dans la NRF, Christian Jacomino cite ce propos tiré des Entretiens avec Philippe Sollers (1967:

“Je ne crois pas (vraiment, il faudrait être un peu fou pour le dire) que j'aie lu vraiment, pendant ma première enfance méridionale, c'est-à-dire avant dix ou onze ans, les inscriptions des stèles funéraires. Non; j'avais reçu une forte impression de ces blocs de pierre et de la gravure des lettres et des mots latins là-dedans, mais je ne les avais pas vraiment lus. J'ai commencé à apprendre le latin seulement quand j'ai été transporté, comme je vous l'ai dit, vers ma dixième année, à Caen, au lycée Malherbe, classe de sixième.
“Mais alors là, tout de suite, j'ai commencé à être passionné par cette langue latine. Ce que j'ai toujours essayé de faire par la suite, c'est, par mon écriture, de rapprocher le français du latin.”

CJ commente ensuite le "triple mutisme" de ce qu'il caractérise comme un modèle pour le poète:

"3) Le graphisme n'en est pas individuel mais commun, c'est-à-dire qu'il ne révèle rien, ne dit rien sur celui qui a pu en être l'auteur."

Si je la réfère à mon hypothèse texte-objet / texte-dossier, cette fascination enfantine pour les inscriptions lapidaires romaines ancre dans l'enfance pré-lettrée du poète le modèle du texte-objet. Le texte-dossier, lui, va ramener massivement dans l'œuvre les manuscrits sous forme de fac-similé.

Je veux voir là l'expression d'une tension essentielle.

(Dans la culture classique chinoise, la culture des lettrés, la calligraphie est la forme d'art la plus haute, elle ne vise pas, comme d'autres calligraphies, la perfection d'une forme impersonnelle mais l'expression la plus authentique de l'être qui tient le pinceau.)

Le Soleil placé en abîme

 Je viens de finir de (re?)lire Le Soleil placé en abîme, suite à une précieuse indication de CJ.

À vrai dire je ne peux pas le compter comme texte-dossier: il ne répond à aucun des critères édictés dans le post précédent: rien n'indique qu'il livre les notes et morceaux qu'il contient en ordre chronologique et il ne se réfère à aucun texte-objet qui lui aurait pré-existé, et pourtant je me sens obligé de le rajouter à ma collection tant il s'inscrit précisément à la fois dans la problématique et dans l'histoire du texte-dossier pongien. Y compris du fait (cocasse?) qu'il y a bien un livre qui fait texte-dossier pour "Le Soleil placé en abîme", lequel y joue, lui-même, le rôle de texte-objet, mais si les textes recueillis dans ce dossier sont bien de la main de Francis Ponge, la publication de ce recueil n'est pas de son fait mais de Thomas Schestag, chercheur et savant allemand. Le Soleil / die Sonne publié en 2020 par Thomas Schestag de ce fait n'est pas une œuvre-dossier de Ponge mais le dossier documentaire d'un texte de Ponge.

Ponge... , notes éparses du 24 juin

Titre pour mon prochain recueil?

Champignons? Le liquide dont se coagulent les caillots reste liquide et informe lorsqu'on en a eu ôté les caillots lesquels une fois séparés le restent les uns les autres comme autant de petites mozzarellas, chacun pour soi. Les champignons eux ne sont que les manifestations visibles d'un immense organisme souterrain, invisible et rhizomatique. 

(DC me dirait que c'est un autre mauvais titre!)

"10% inspiration, 70% transpiration". Entre l'inspiration, l'impulsion initiale (l'idée, le papillon) et le travail (le "roman" selon Valéry), il y a le flux (Hemingway).

Hélas! aujourd'hui encore je recule épouvanté par l'énormité du rocher qu'il me faudrait déplacer pour déboucher ma porte... (167-8)

Je recommence à aimer Ponge. Malgré lui d'une certaine façon, à cause (et non malgré, et en dépit de ses professions malherbiennes) de sa préciosité, de son baroquisme. Je l'ai une fois comparé à James. Qui songerait à les poser dans la même boîte? et pourtant...

samedi 28 juin 2025

Ponge, textes-objets et textes-dossiers

 Il y eut dans la carrière de Francis Ponge, plutôt tardivement la publication d'une série d'œuvres que j'ai appelé textes-dossiers. Ce concept de texte-dossier est inséparable d'un autre, celui de texte-objet. J'ai été tenté de caractériser l'ensemble de la production pongienne par cette dualité. Cette réduction doit plus à ma propre appréhension de cette œuvre et de ses moments qu'à un préalable examen objectif et étendu: il suffit d'y feuilleter un peu pour voir que c'est un peu plus compliqué. Cependant il me semble que la simplification peut servir à faire apparaître des choses qui se cachent dans cette complexité, à mettre en intrigue, en narration, c'est-à-dire dans une temporalité, une tension toujours présente mais diversement efficiente.

Le texte-dossier se définit par deux caractéristiques:

1/ il est un recueil de notes livrées, plus ou moins strictement, en ordre chronologique, c'est-à-dire selon le temps de leur écriture

et

2/ chaque recueil se réfère, tourne autour d'un texte précédemment publié par le même auteur. Cette référence est explicite et le titre du texte-objet est inclus dans le titre du texte-dossier.

La première caractéristique apparente le texte-dossier a une série de textes peu travaillés ou plutôt peu ré-travaillés (l'accueil fait à ce qui peut se donner à écrire, attention flottante ou dirigée, peut être considérée déjà comme un travail). Série multiforme et évolutive dont le Journal serait la forme achevée, avec ses dates qui inscrivent explicitement les moments d'écriture dans le temps et excluent plus ou moins effectivement la ré-écriture, le re-travail.

Le texte-objet serait à l'opposé des textes à quoi s'apparente le texte-dossier pongien (il faudrait que je leur trouve un nom, textes-recueils peut-être, s'il est bien entendu qu'il ne faut pas le confondre avec les recueils de texte en général)°

Le modèle canonique du texte-objet pourrait être le poème classique ou plus exactement moderne si l'on entend bien ce terme dans son sens historique, soit post-renaissance, par excellence sous la forme du sonnet. Il vise à l'auto-suffisance, à l'autonomie, à la clôture sur soi (quitte à enfermer en lui ses lignes de fuite), à l’objectivité.

On remarquera peut-être, et avec raison, que les textes-recueils, ce que j'appelle ainsi désormais faute de mieux, le Journal de Joubert, les Pensées de Pascal, les livres de Nietzsche (après la Naissance de la Tragédie et compte non tenu du Zarathoustra, les livres de N. ne sont plus organisés autour d'un sujet mais les recueils de ses notes à tel ou tel moment de sa pensée), tendent souvent à l'aphorisme plus qu'à l'explication, à la maxime et offrent généralement des trésors de citations, objets textuels qui donc visent l'auto-suffisante et l'autonomie. C'est juste et il y a là une parenté intéressante avec la démarche pongienne. Cependant ces aphorismes, maximes, etc. ne se détachent pas complètement du flux de texte dans lequel ils sont pris, le dernier travail reste à faire et c'est celui du lecteur ou du compilateur.

Je n'entre pas plus avant dans la définition du texte objet, en particulier pongien, c'est une piste trop riche et trop complexe que d'autres ont balisé mieux que je ne saurais le faire. J'emprunterai peut-être leurs chemins défrichés plus tard mais pour l'instant je veux pointer ce qui est au fond le point de départ de ces élaborations particulières à savoir la machine productive (la "machine à écrire") que constitue la dualité texte-dossier et texte-objet, ou, plus justement le rôle de moteur que joue le texte objet (ou texte-noyau alors) au sein du texte dossier.

Une première remarque: Il y a un mouvement d'aller-et-retour chronologique entre le texte-dossier et le texte-objet: le texte-dossier existe concrètement, matériellement, avant le texte-objet, précède le texte objet qui constitue sa finalité, encore potentielle, mais il n'existe pas encore comme œuvre, il existe comme document, une fois le texte-objet réalisé comme œuvre, œuvre-objet, comme document antérieur à cette réalisation. À l'inverse l'œuvre-objet précède l'œuvre-dossier, de fait la parution, la publication du texte-objet peut précéder de plusieurs années, voire décennies, celle du texte-dossier. Tout se passe, pour nous lecteurs, comme si l'œuvre-objet justifie l'œuvre-dossier qui se présente alors comme son expansion.

Mais avant d'aller plus loin, je dois faire un point sur les œuvres de Ponge que j'estime relever de la dualité objet-dossier.

–-

° Je me rends compte, un peu tard que j'aurais pu préférer à "texte-dossier" et "texte-objet" les termes "œuvre-dossier" et "œuvre objet", d'abord parce qu'ainsi le lien avec mes notations sur l'œuvre, et "faire œuvre" serait explicite et ensuite parce que je pourrais ainsi distinguer au sein des textes, des textes-dossiers de Ponge en particulier, entre les textes-documents (le dossier avant sa mise en publication) et les textes-œuvres.

mercredi 25 juin 2025

à CJ, pour répondre à ses incitations (Ponge, Dante, etc.)

(Suite à une série de notes et d'échanges, mon ami CJ m'écrit: "Je trouverais très bien et important que tu écrives un texte sur ton concept du texte-dossier chez Ponge en laissant tout à fait de côté la question de ChatGPT mais en l'articulant sur ta (et sa) lecture de Dante (...)". Ce qui me flatte et m'embarrasse.)

Je vais essayer de répondre à tes incitations mais d'abord je dois préciser 2 choses:

1- Ponge et Dante

Ça a été pour moi une question annexe. C'est en me rendant compte que, à l'orée de la littérature européenne, la Vita nova avait été un premier texte-dossier et qu'ainsi Dante avait été un prédécesseur de Ponge ou, comme aurait dit Borges, que Ponge se serait, en inventant le texte-dossier, créé un précurseur en la personne de Dante, que j'ai voulu vérifier, à tout hasard, pour dire vrai, s'il pouvait y avoir eu quelque chose comme une influence consciente et pour cela voir ce que Ponge avait pu dire de Dante, en commençant par ChatGPT puis avec ton aide). Au bout du compte la récolte est plutôt maigre mais cependant pas tout à fait inintéressante, j'y reviendrai.

2 - texte-objet et texte-sujet

La distinction "texte-objet" / "texte-dossier" est un bricolage de mon fait, une distinction que j'ai faite pour y voir plus clair, précisément à propos de Ponge. Elle s'articule sur à et modifie une autre distinction que j'avais faite précédemment à propos non de Ponge mais de Proust et secondairement de Kafka, une distinction entre œuvre et Œuvre (avec une majuscule). Elle est peut-être moins solide et il faudra que j'y réfléchisse si je veux répondre un peu sérieusement à tes incitations. Quoiqu'il en soit elle relève d'une réflexion continue sur la nature de l'œuvre, sur ce qu'est faire une œuvre, réflexion aux enjeux personnels que tu auras devinés, sur le sens, au soir de ma vie, d'une activité à laquelle j'ai voué l'essentiel de mon temps libre, de mon otium sans qu'il ait pu s'en produire une "œuvre" (sachant que le sens de ce mot reste encore à définir).

Il reste un troisième point qu'il faudrait que je précise, peut-être le plus important et que j'aurais dû placer avant les autres.

3 - rhizome

J'ai la plus grande peine à écrire de façon concertée ce qui aurait été élaboré avant la mise en écriture, ce que, quand il s'agit de fiction j'appelle "faire du roman"° et quand il s'agit de cogitation, de spéculation, d'exégèse ou de critique, ce qui serait un exposé systématique et ordonné d'une doctrine. Je l'ai fait parfois, peu souvent, pour des raisons professionnelles essentiellement mais cela a toujours été très pénible, jusqu'à m'empoisonner des semaines, voire des mois (je pense en particulier à une sorte de testament professionnel livré juste avant mon départ à la retraite). Ce qui est sans doute une des raisons pour quoi je n'ai pu produire ni mémoire de maîtrise ni doctorat. Et s'agissant de fiction ou de narration en général, mes essais m'ont toujours procuré des résultats désespérants. J'écris, lorsque je ne suis pas obligé de le faire autrement, ce qui me vient. Ce n'est pas que des idées voire des morceaux de doctrine, pré-conçues, pré-pensées, ne peuvent me venir à l'écriture mais elles n'y peuvent venir que quand ça leur chante, ou si j'arrive à les séduire.

PS. Pourquoi "rhizome"?

Je ne fais pas que papillonner ou dériver au gré de ce qui me vient en tête. Pas toujours. Je crois. Je crois qu'il y a un centre, ou des centres autour de quoi mes annotations, mes fragments d'essais s'agencent, des vérités que je devine, entr'aperçois et poursuis mais pas frontalement, pas de face.

Je tourne autour de ces vérités comme un Actéon qui aurait été prudent et n'aurait cherché à voir Diane autrement que partiellement à travers le tamis des feuillages ou comme un qui essaierait des ruses de séduction jusqu'à ce que la déesse lui laisse voir quelque chose d'elle.

Et ce que je recueille, ce sont des éclats, des fragments qui s'organisent, à la longue, non pas systématiquement, non pas selon une doctrine qui pourrait s'enseigner mais de façon rhizomatique ou hyper-textuelle.

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° J'ai toujours été très impressionné par la méthode Hemingway qui commande de ne pas penser à ce qu'on va écrire avant de se mettre sur sa feuille pour le faire (et jaloux de la force d'âme qui permet de s’interdire d'"écrire dans sa tête"). 

Le baiser du soir dans "Monsieur Proust" de Céleste Albaret

Quand il était enfant, me racontait-il, il était la cause de scènes, parce que, principalement après le début de son asthme, il profitait de...