Ne pas oublier le surréalisme. Le surréel, c'est en quelque sorte l'idée de chercher le réel au-delà de la réalité. L'attention au rêve est une donnée originaire et le premier outil, l'outil fondateur, est l'écriture automatique. Quant à celle-ci on a amplement souligné sa proximité avec l'association libre dans la parole de l'analysant (et l'écart essentiel) mais quant à ce qui m'intéresse j'y reconnais surtout une libération du flux d'écriture, libération de toute intention, de tout projet peut on dire si l'on garde à l'esprit que les séances d'écriture automatique s'inscrivent dans le cadre d'un projet, d'un chantier du projet surréaliste (c'est-à-dire que si l'écriture est libérée du projet, ce n'est qu'au niveau 1, celui du flux justement, alors qu'elle est dans son actualité encadrée et organisée par un niveau 2: le chantier, les séances d'écriture automatique organisées par le groupe surréaliste, lui-même précurseur ou première actualisation d'un niveau 3 où il s'intègre, à savoir le projet surréaliste lui-même tel que Breton le théorise dans le manifeste de 1924).
Il y a une coïncidence magique dans le fait que Breton sort son manifeste l'année de la mort de Kafka.
(En rangeant du bois, Le "Manifeste du surréalisme" a cent ans : un podcast à écouter en ligne France Culture)
Oui, tout à fait d'accord
RépondreSupprimer