16:37 - mise à jour tardive:
Sur Épreuves, une nouvelle fantaisie: "Ulysse et la reine des Amazones", qui m'est venu après cette réflexion:
Le féminisme est (aussi) un surgeon du romantisme, c'est-à-dire de la
réaction anti-classique. La caractéristique classique (patriarcale) du féminin, du
côté de la nature et non de la raison, de péjorative devient valorisante
lorsque la raison classique est remise en cause.
Sur Cercamon, l'extrait d'une lettre de Kafka à Milena Jesenská, que je lis dans Reiner Stach (le Tome 2 de la biographie de Kafka, soient les dernières années de sa vie), dont je trouve de nombreuses citations en allemand et en anglais mais curieusement peu (à vrai dire pas) en français. J'ai refait la traduction, depuis l'allemand, parce que celle de l'édition Lefebvre, dans la Pléiade, m'a paru fautive. En particulier la dernière phrase: "Les esprits ne mourront pas de faim, mais ils sombreront." dont je ne comprends pas d'où elle vient. Mais je me trompe peut-être...
Ce morceau a été l'objet d'un échange en commentaire avec Christian Jacomino, dont je me dis à le relire qu'il est avorté: la question de l'identité des "fantômes" n'est qu'effleurée. Chez Stach on lit que les fantômes pour Kafka sont autre chose, de plus constamment menaçant, que l'image de la personne aimée. Notre échange en commentaires avec été précédé d'un échange par textos qui a orienté notre perspective:
CJ: "Terrible et très beau.
On pourrait
dire, en inversant la proposition, et pour se consoler, que les lettres
inventent la personne à qui elles sont adressées
- Un fantôme alors, non?
-Oui."
Pour la suite de Dorothée j'ai beaucoup de mal à finaliser les morceaux écrits. À suivre...
Cette séquence doit beaucoup à mes échanges avec Michel Roland-Guill, et en particulier à un billet qu'il a publié sur son blog.
RépondreSupprimer