Méthode Flaubert et méthode Stendhal. Ou bien chercher la perfection par la relecture, l'oralisation et les corrections, le travail sur le brouillon. Ou bien conserver la fraîcheur et la spontanéité du premier jet. Pour Kafka, Flaubert est le modèle. Exigence de perfection de la phrase. Mais il ne semble pas qu'il corrige beaucoup. Ses carnets (son "Journal") est plein de débuts de fictions interrompus ou des reprises mais avec des variations telles qu'il faut les considérer non comme des mises au point mais comme de nouveaux essais, de zéro. Son idéal, son expérience paradigmatique, c'est l'écriture du Verdict, Das Urteil, histoire complète écrite en une nuit. C'est la méthode Kafka, disons, une façon de faire coexister l'exigence flaubertienne de perfection formelle et le souci stendhalien du flux.
La méthode Proust (mais elle ne présente pas, pour ce que j'en vois, un caractère aussi méthodique, aussi concerté) présente certaines parentés et une façon de combiner MF et MS:
- Proust réécrit beaucoup mais ses réécriture reprennent la substance première et peuvent être considérées comme des mises au point. - Proust corrige beaucoup mais finalement moins pour corriger l'existant que pour l'étoffer, pour rajouter au flux des petits bouts de flux.
...
Modèle de la poésie chez Flaubert. Comment la prosodie suscite le flux.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire