Sa sœur s'inquiète pour lui.
Ils sont assis dans le jardin, sous le tilleul. C'est un très grand arbre qui fait comme un toit au jardin, un très grand tilleul qui domine toute cette partie du quartier. Il craint qu'un jour on le lui fasse couper.
Ils sont assis au fond du jardin sous le tilleul, autour de la table ronde en métal, peinte d'un beau bleu profond, sa sœur est là.
Ils se sont assis autour de la table de métal ronde, une table de jardin pliable, que l'hiver on plie pour la reléguer dans ce qui fut le garage, peinte d'un beau bleu profond, comme une nuit où il y aurait des paillettes d'or, trouée par un motif de croix et de trous circulaires, des o minuscules et des plus ou des x, plutôt des x, une peinture d'un beau bleu profond, épaisse et brillante, comme un émail de potier.
Elle s'est levée pour aider la servante.
Ils se sont assis dans l'ombre du tilleul, c'est encore l'été, il fait bon. Une plage de lumière sépare encore l'ombre du tilleul de la façade de la maison, la façade de ce côté-ci, une plage de lumière que traverse la servante, suivie par la nièce qui tient un grand plateau rectangulaire par les deux petites anses de laiton. Elles posent tout sur la table couverte d'une nappe à présent, la théière, les gâteaux, les tasses, etc. et la nièce revient s'asseoir à sa place, entre sa mère et son oncle, dans l'ombre du tilleul.
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